Carnets photographiques, croquis et
itinéraires sauvages.


Un long week-end ou une simple escapade en soirée, les aventures prennent toutes les formes. Il suffit d’avoir la curiosité de voir quelque chose de nouveau.

Matériel: Field Notes/Nikon FG/Olympus MJUI
Publications: Les Others



︎ Email  ︎ Instagram


Charlevoix & co





L’hiver touche à sa fin au Québec et Alexis, Jules et moi décidons de profiter du congé de Pâques pour aller vers le Nord à la recherche des derniers endroits enneigés.

Départ de Montréal le jeudi soir. On arrive juste à temps pour le couvre-feu dans un petit motel au bord de l’autoroute. Le lendemain, on se réveille assez tôt pour rejoindre Tadoussac. On embarque en voiture sur le traversier. Le bateau relie Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac et est entièrement gratuit. La traversée dure une dizaine de minutes.












Ensuite, on reprend notre route en sens inverse pour rejoindre le sentier l’Anse de Sable vers la Baie des Rochers. On se gare au bout d’une petite route, et c’est parti pour 5 kilomètres dans la neige. Notre but: rejoindre une plage presque secrète afin d’y passer la nuit.

Les premiers kilomètres sont assez faciles mais rapidement on se rend compte que la neige recouvre totalement le chemin que l’on doit prendre. On suit donc notre carte et on s’aventure dans la forêt. Au bout de 5 km éprouvant, à avancer très lentement pas après pas dans la neige, nous arrivons à un petit escalier recouvert entièrement de glace. Impossible de traverser. Fatigué et déçu, on rebrousse chemin et on décide de monter notre campement dans un abri croisé plus tôt.























On monte rapidement nos tentes et allumons un feu pour regagner un peu de chaleur. La température ressentie est d’environ -15°C. Après un bon repas et quelques bières, on s’en va se coucher, emmitouflés dans 3 couches. La nuit est difficile et courte. Les -15 degrés se font sentir.  Je n’ai quasiment pas dormi.

Au réveil, un superbe lever du soleil s’offre à nous et nous fait oublier pour un instant le froid glacial. Nos corps se refroidissent très vite, on replie donc notre campement et prenons le chemin du retour.  Le soleil nous réchauffe un peu et nous retrouvons notre voiture après 2h30 de marche.














Après un petit déjeuner à Baie St Paul, on décide de rejoindre la ZEC des martres, situé à coté du Parc national des Grands-Jardins. Zone d’exploitation contrôlée, les ZEC sont des territoires de chasse et de pêche du Québec.

Au programme, la randonnée du Mont du Lac-à-l'Empêche et du Four.








Nous arrivons sur le sentier sous un grand soleil. On ne s’attendait pas à autant de neige si tard dans l’hiver. N’ayant pas emmené nos raquettes, on doit se contenter de nos crampons. Après 6 km éprouvant à s’enfoncer jusqu’à la taille à chaque pas, nous arrivons au sommet du Mont du Lac à l’Empêche. Il est midi, c’est l’heure du lunch. Surprise, on se rend compte que nous avons oublié la bombonne de gaz dans la voiture. Le repas de la journée sera donc une barre céréale Clif.








La vue panoramique est magnifique. Un des rares endroits au Quebec où l’on peut apercevoir de si grosses montagnes à perte de vue. On décide de ne pas revenir sur nos pas et de faire la boucle. Nous poursuivons la montée en direction du Mont du four. Au 9ème km, on prend à gauche pour commencer la descente. Aller jusqu’au Mont du Four serait bien trop long. Le retour est très difficile. Jules est blessé au genou, nous avons faim, et nous manquons d’eau. Il commence à faire tard. En pleine souffrance, nous croisons un trail runner qui nous donne des noix et du chocolat. Magique. On retrouve du courage et de la motivation et après 18 km et 6h30 de marche, inespéré, on arrive enfin au parking. Quelle journée.











Après s’être mis dans l’inconfort depuis la veille, nous décidons de passer la soirée dans un petit hotel à Baie-Saint-Paul pour retrouver des forces. Le lendemain, on se repose et allons en direction de Québec pour passer la nuit dans un petit chalet au Lac Beauport. Enfin, lundi, retour à Montréal, après un long Weekend qui nous a permis de s’éloigner du stress de la ville.


Notes:
Le camping sauvage est autorisé en tout temps sur tout le territoire de la Zec des Martres. À revenir en été.